Attila, son passage en Argonne, le livre ANNÉE 451 par Alain DI ROCCO

 

 

Cet ouvrage retrace les événements de la bataille opposant Attila aux populations du pays gallo-romain, particulièrement à celles du pays  d'Argonne et de Meuse. 

 

2. La route de la Champagne

 

Suite au rassemblement de la plus grande partie de son armée près de Verdun, Attila reprit la route de l'ouest, empruntant la voie romaine menant vers Reims.

 

Nous étions mi-avril, les Huns avaient dépassé la vallée de la Meuse et se trouvaient maintenant à la hauteur des coteaux barrois. Le Barrois et l'Argonne furent particulièrement éprouvés par des raids hunniques.

Leurs habitants, si démunis, ne comprenaient pas l’acharnement de la volonté divine. Pourquoi les cieux leur imposaient une telle épreuve ?

 

Des jours durant, villages et fermes durent subir toute la terreur imposée par le fléau de Dieu. Le désarroi des villageois commençait à interpeller les trop lointaines autorités de la cité de Reims. Les exactions mongoles, et la terrible renommée d’Attila se propageait à travers les populations avec plus de rapidité encore, que l'élan de ses hordes.

Signalant le terrible destin de ces gens, les vigies romaines montreront compassion, lors de leur discours. Certains dénonçaient l'immobilisme apparent d'Aetius.

Contraintes d'attendre et d'espérer la rapide intervention des armées d'Aetius, les populations de Champagne orientale subissaient au quotidien les attaques des cavaliers de la steppe euro-asiatique.

 

 

            La pénétration d'Attila au centre de la région champenoise se fit lors des derniers jours d’Avril. Pour ses hordes se fut une nouvelle fois l'occasion de porter l'horreur à son comble. Durant les charges, sur les villages de la région de Suippes, beaucoup de femmes seront capturées. Arrachées au sol par la puissance des lassos hunniques, prostrées, « ces créatures à la peau blanchâtre » devaient bientôt connaître leur terrible trépas. Abusées, laissées pour mortes, beaucoup d'entre elles finiront à moitié nues, gisantes dans la boue des terrains piétinés.

           Lors de ces épisodes dramatiques, une réelle torpeur régnait sur les gens de cette terre de misère. La terre fut spoliée de ses fruits, et ses femmes, privées de leur vertu.

Avides de férocité, les Huns n'en avaient pourtant pas terminé avec les champenois !

 

Continuant vers Reims, Attila fit halte à l’est de Châlons. Les détachements de mercenaires ostrogothiques de Walamir* venaient de rejoindre l’armée du roi hunnique. Ce fut l’occasion de passer en revue son immense armée. Cette « revue d’arme » champenoise, à l’échelle du gigantisme de la plaine chalonnaise, se déroula entre Suippes et la grande Romanie,* là où se croisent les voies venant de Metz par Verdun et de Metz par Toul et Caturiges (Bar le Duc). (Sources. A.4)

 

Anticipant sa venue, Saint-Alpin huitième évêque de Châlons, se rendit au camp d’Attila. Considérant ses suppliques et ne voulant pas imposer à son armée un siège long et hasardeux au pied d’une enceinte à la réputation imprenable, Attila décida de continuer sa route sur Reims.

           Suite à cette entrevue, durant laquelle Saint-Alpin fit preuve d’une grande éloquence, l’évêque de la ville rentrera dans la légende, devenant l’indéfectible protecteur de Châlons. (Sources A.5)

Châlons n’aura donc pas souffert des incendies consumant déjà tant de cités.

 

S’avançant sur Reims, les montures « démoniaques » labouraient de leurs lourds sabots les terres rémoises. L'infatigable chevauchée se bornait à livrer pillages et sacrilèges en cet ancien pays des Rêmes.     

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Ouvrant le bal de la grande migration du monde celtique, les Rêmes* s’étaient établis en Champagne au Vème siècle av. J.-C, dans des zones correspondantes aux actuels départements de la Marne et à l’est de l’Aisne. Leur patronyme signifiait « les premier ».

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Ayant disposé ses éclaireurs en bien des points stratégiques de l'est gallo-romain, Aetius attendait les rapports de sa deuxième ligne d'observation, postée devant Reims.

 

 

 


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